Né en 1952 au Texas, Patrick Swayze étudie la
danse pendant sa jeunesse, ce qui lui vaut les railleries de ses camarades. Dans les années 70, le jeune homme s'établit à New York où il poursuit ses études de danse et intègre la troupe Eliot
Feld. En 1975, il fait ses débuts sur les planches de Broadway comme danseur dans «Goodtime Charley» et décroche le rôle principal de «Grease» à la création de la pièce, en remplacement de John
Travolta. Il ne débute sur le grand écran qu'en 1979 dans «Skatetown, USA», un film musical dans la veine de «Saturday night fever». Le public le remarque enfin dans «The Outsiders», un drame sur
la lutte entre gangs adolescents rivaux, qui révèle également Tom Cruise, Rob Lowe ou encore Matt Dillon. Toujours en 1983, il apparaît dans l'éphémère série «Renegade». Il consolide sa
popularité en 1984, en tournant dans «Red Dawn» un film qui narre la lutte de lycéens américains contre les soviétiques en pleine Troisième Guerre mondiale.
Le succès de «Dirty Dancing» est cimenté en 1990 par son rôle dans «Ghost». Il prête ses traits au touchant compagnon assassiné de Demi
Moore, qui revient la hanter pour l'aider à retrouver son meurtrier. Comme «Dirty Dancing», cette comédie romantique lui vaudra une sélection au Golden Globe du meilleur acteur.
En 1991, dans le film d'action «Point Break, extrême limite», il partage l'affiche avec le débutant Keanu Reeves, futur star des «Matrix». Il y joue encore un rôle physique, celui d'un surfeur et
parachutiste braqueur de banques. Sa performance dans «la Cité de la joie», où il interprète un médecin au grand cœur dans les rues de Calcutta, sera mal reçue par la critique. Le succès est
douloureux pour Swayze qui livre un temps une bataille très publique contre l'alcoolisme après la mort de son père et le suicide de sa soeur.
Pour toute une génération, Patrick Swayze restera toujours Johnny Castle, le sublime héros de Dirty Dancing, histoire d'une initiation à la danse et à l'amour. Une icône qui a fait rêver des millions de jeunes en 1987,
des millions de jeunes aux chambres décorées de posters de leur dieu vivant, des millions de jeunes dont le cœur se serre encore en écoutant la chanson emblème du film,
She's like the
Wind.
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